Prologue

Prologue
Je sortis tranquillement du taxi et commençai à m'avancer dans le hall de l'aéroport, traînant mes trois valises derrière moi. Je sentais mon c½ur battre la chamade dans ma poitrine. Sans prévenir, des dizaines de pensées contradictoires venaient d'envahir mon esprit : avais-je raison de faire cela ? Est-ce que je ne me dirigeais pas droit dans le mur ? Qu'allais-je devenir ? Toutes ces interrogations venaient de faire fuir ma détermination et ma confiance en mes projets, que je croyais jusque là indestructibles.

Je me rendis en tremblant aux toilettes, et m'aspergeai le visage d'eau en espérant que cela rendrait mes idées plus claires. Après quelques minutes de réflexion, j'en avais conclu que je n'avais pas fait tout cela en vain, et que je n'allais certainement pas échouer si prés du but.

Une fois les bagages enregistrés, je commençai à m'avancer vers l'hôtesse, qui vérifia mon billet et mes pièces d'identités. Avant d'entrer dans cet avion qui me conduira vers ma nouvelle vie, je jetai un dernier regard sur cette ville où j'avais passé les 16 premières années de ma vie et que j'haïssais profondément.



blog persOw

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Désolée, mais j'arrête définitivement cette fiction ...

Mais j'en ai commencé une autre ici clik

Merci à tous ceux qui m'ont soutenues pendant cette fiction et à bientot ^^

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# Posté le mardi 17 juin 2008 13:23

Modifié le samedi 02 mai 2009 10:17

Chapitre 1

 Chapitre 1
Je vivais à l'époque chez mon pére, avec ma belle-mère et son fils, Julien. Ce dernier avait le même âge que moi, et était traité comme un enfant roi. On ne pouvait pas dire que j'étais maltraitée, mais, dans cette famille, on ne s'adressait à moi seulement dans le but de me réprimander ou de me donner des ordres.

J'étais en train de prendre mon petit déjeuné, tranquillement assise sur la table de la cuisine, lorsque Julien me demanda de sa voix douce et amicale (ironique) :

« C'est toi qui a utilisé mon ordi hier soir ? »

Je me rappelais parfaitement avoir utilisé son précieux ordinateur, et d'avoir malencontreusement ... installé un virus qui avait parfaitement fait son travail puisqu'il avait effacé toutes les données de l'ordinateur.

«- Bonjour, moi ça va et toi ?
-Tu l'as utilisé oui ou merde ?
- Non pourquoi ? répondis-je d'une voix innocente.
- Je sais très bien que c'est toi qui a mis un virus ! Tu fais décidément tout pour m'emmerder ! »
Il quitta la pièce sur ces mots, en claquant furieusement la porte. Il fut rapidement suivi par mon père, qui entra en trombe dans la cuisine et posa une enveloppe déjà ouverte devant mon bol.

«- Qu'est ce que c'est ?
-Ton bulletin du second trimestre. »

Aïe ! Depuis la rentrée de septembre, mes résultats sont devenus progressivement moyens, puis mauvais pour finir catastrophiques. J'avais promis à la fin du 1er trimestre de me rattraper sur le second ...

« - Félicitations, tu as 5,6 de moyenne générale.
-Non mais tu sais, c'est drôlement dur la classe de première et ...
-Oh ça suffit, me coupa mon père, je cite tes professeurs : maths : Ne prends même plus la peine de venir en cours, français : N'a rendu qu'un seul devoir sur 6, espagnol : Elève dissipée qui préfère écouter son Mp3 plutôt que le cours ... Je continu ?
-Non, c'est bon.
-Inutile de te préciser que tu seras punie.
-En effet. »

[...]

Quelques semaines plus tard, mon père ne m'avait pas montré le moindre signe de punition. Je me trouvais alors dans la cour du lycée, en train de bavarder avec mes 3 meilleurs amis. Avec Julia, Arnaud et Maxime, nous formions une bande inséparable, toujours fourrée ensemble. Ils avaient prévu de passer le week-end prochain dans la maison de vacances de Julia.

« - Alors, tu as demandé l'autorisation à tes parents pour le week-end prochain ? me demanda Maxime .
- Pas encore. Je le ferai ce soir au dîner.
J'espère que tu pourras venir, dit Julia. »

[...]

Tout le monde était installé à table, et l'ambiance était plutôt chaleureuse. Julien en profita pour demander à mon père et à sa mère l'autorisation pour partir le week-end prochain faire une randonnée en moto, autorisation qu'il obtenu sans aucune difficulté.

« Et moi, le week-end prochain, j'aimerai aller dans la maison de vacances de Julia avec ...
-C'est non, me coupa Patricia.
-Ce n'est pas à toi que je demandais, mais à mon père.
-Je pense exactement comme elle, répondit celui-ci.
-QUOI ?! Et pourquoi l'autre tache a le droit lui ?
-Ton frère n'a pas de résultats aussi pitoyables que les tiens !
-C'est pas mon frére, et toi t'es pas ma mére alors tu me parles pas comme ça !
-Continue à parler comme ça et tu vas voir ...me menaça Patricia.
-Voir quoi ? »

Patricia me gifla. Je me levai brusquement de ma chaise et parti en courant me réfugier dans ma chambre. Des larmes de rage commencèrent à couler sur mes joues. Tout était de leur faute ... Patricia et mon pére passaient leur temps à valoriser Julien et à me traiter en véritable boniche. Exaspérée, je m'étais peu à peu désintéressée de mes études. Une sorte de guerre s'était ensuite progressivement installée entre moi et le reste de la famille.
J'envoyai un mail à Julia pour la annoncer la mauvaise nouvelle :

Re !
Fait chier ils sont pas Ok pour ce week. Y'a rien a faire C foutu ...
A lundi.
Emma.


Je m'allongea ensuite sur mon lit, cherchant le meilleur moyen de faire payer à mon pére et à Patricia ce qu'ils me faisaient subir au quotidien.

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Que pensez-vous de ce premier chapitre ? ? ?

5 com's pour la suite (j'suis gentille xD' )

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:16

Chapitre 2

 Chapitre 2
J'ai passé cette nuit là à préparer mon plan. Je ne me plaisais pas dans cette famille et ne m'y sentait pas à ma place. J'avais donc pris la décision radicale mais efficace de la fugue. J'étais persuader de faire une bonne action : en m'enfuyant de chez moi, j'enlèverai un poids à ma famille. Patricia, Julien et mon père pourront ainsi avoir une vie de famille 'normale', sans une fille imparfaite pour la leur gâcher.
J'aurai pu, en attendant le bon moment pour fuguer, être odieuse et leur en faire voir de toutes les couleurs pour leur montrer ma détresse et faire éclater ma rage au grand jour. Non. Cela aurait était trop simple, trop facile, trop évident. Mon départ sera inattendu et irrévocable. J'allais donc tout faire durant les semaines à venir, pour être une fille 'parfaite' à leurs yeux.
Le choix de ma destination n'était pas encore effectué, mais une chose était sure, il me faudrait de l'argent, et beaucoup d'argent. Il me faudrait aussi sûrement de faux papiers, attestant que j'avais atteint la majorité. Une fille de seize ans seule attirerait trop l'attention, il aurait été très difficile de trouver un travail me permettant d'être autonome.
Je jetai un rapide regard à mon réveil : 10h30. Je décidai de descendre prendre mon petit déjeuner et de commencer mon plan.

[...]

J'avais passé toute la journée à rendre la maison nickel, et j'avais même préparé le repas. Patricia était assise sur le canapé, en train de lire un magazine. Je pris une grande inspiration et m'avança pour lui parler.

« - Patricia ? Je peux te parler 5 minutes ?
-Bien sure, me répondit-elle froidement »

Elle n'avait apparemment pas digéré mes paroles de hier soir. Je m'asseyais sur la table basse, en face d'elle.

« - Je voulais te dire que ... j'étais vraiment désolée pour hier soir. Ce que je t'ai dit, je ne le pensais pas vraiment. »

Elle soupira, posa son magazine à coté d'elle et leva les yeux vers moi. Je décidai de continuer mes excuses.

« - J'ai bien réfléchi, et je comprend très bien pourquoi vous me privaient de sortie. Mon bulletin est vraiment minable, mais je promet de tout faire pour m'améliorer.
-De toute façon, je ne vois pas comment cela pourrait être pire ...
-Je sais bien ... mais cette fois j'ai vraiment envie de réussir, j'suis vraiment motivée.
-J'attends de voir les résultats, tu m'as déjà fait les mêmes promesses la dernière fois. »

J'ai ensuite baissé les yeux, puis lui ai répondu d'une voix assurée : « Cette fois ce sera différent. ». Elle ne doutait pas du véritable sens de mes paroles.

[...]

Le choix de ma destination se fit par hasard, grâce à mon 'frère'. J'étais en train de nettoyer les carreaux, lorsque je surpris une conversation entre lui et mon père :

« - Steu' plait ! suppliait Julien.
-Partir en week-end en Amérique ? Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Pourquoi pas le Japon tant que tu y es ! »

Le Japon ! Lorsque j'avais entendu cela, j'avais immédiatement senti que c'était là que je devrai aller. Mon père n'aurait jamais eu l'idée de me chercher là-bas, et en cas de fugue, les recherches s'étendraient au grand maximum dans toute la France.
Sauf que je ne connaissais absolument rien de ce pays et ne parlais pas un mot de japonais . . . Tant pis, je n'aurais qu'à improviser sur place.
Ce qui m'inquiétais le plus, c'était de trouver l'argent nécessaire. Je n'avais aucune en vie et vraiment pas le temps de travailler. Il fallait que je trouve une solution rapidement. Je pourrais facilement vider le compte de mon père avant mon départ, mais je savais qu'il avait quelques problèmes d'argents, et vider son compte ne me rapporterait pas assez.
Quant aux faux papiers, j'avais déjà ma petite idée sur la question . . .

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Chapitre un peu court . . .
Je me rattraperai sur le prochain . . .
A votre avis comment va-t-elle s'y prendre ?


10 com's

# Posté le vendredi 20 juin 2008 12:04

Modifié le vendredi 20 juin 2008 12:15

Chapitre 3

 Chapitre 3
Le lendemain, j'avais entendu dire qu'une famille qui habitait pratiquement en face de chez moi venait de partir en vacances pour une semaine. Autrement dit, la maison serait vide pendant une semaine . . . avec à l'intérieur des bijoux, une télévision, et peut être même de l'argent ! Je pourrais certainement vendre toutes ces choses, ce qui ferait certainement un bon paquet d'argent. Il fallait que je réfléchisse attentivement avant d'agir, cambrioler une maison n'est pas un acte anodin . . .
J'avais décidé de m'occuper en premier lieu des faux papiers, car sans eux, il m'aurait été impossible de partir. Je savais comment faire. J'avais aidé il y a un an un ancien ami qui n'avais pas spécialement bien tourné en lui fournissant un faux alibi devant la police. Il m'avait alors promis que si un jours j'avais un service à lui demander, qu'il ne faudrait pas hésiter et qu'il ferait tout pour m'aider.
Je décidai donc d'aller le voir ce jour-là. Je lui avais envoyé un SMS lui donnant rendez-vous dans un parc, sur le banc situé en face de la fontaine.

[...]

J'étais assise sur le banc, et je réfléchissais à la manière d'aborder le sujet. Thomas et moi étions très proches jusqu'en 4éme, époque durant laquelle il avait changé de lycée et s'étais peu à peu détourné de ces anciens amis. J'avais été très surprise lorsqu'il m'avait contacté en me suppliant de dire à la police que j'avais passé la soirée avec lui. Apparemment, lui et sa bande avaient braqué une bijouterie pendant la nuit. Ils avaient oublié de désactiver une alarme qui avait directement averti le commissariat le plus proche. Thomas avait, je ne sais comment, réussi à s'échapper. La police avait enquêté pour savoir si il était dans le coup, et c'était là que j'étais intervenue. J'étais encore perdue dans mes pensées lorsqu'il vînt s'asseoir à mes cotés.

«- Salut Emma, ça faisait longtemps.
- Un an. »

J'étais assez tendue, j'avais peur qu'il refuse de m'aider. Je regardais droit devant moi, mes yeux se perdant dans les eaux de la fontaine.

« - Si tu me disais directement pourquoi tu voulais me voir.
- Et bien, j'aimerai te demander un petit service.
- Je t'écoute. »

Mon regard parvînt enfin à se détacher de la fontaine, et je me mis à le regarder droit dans les yeux. Il fallait que je me montre convaincante et sure de moi.

« - J'auras besoin de faux papiers, de tout le nécessaire pour pouvoir voyager sans que mon père soit au courant.
- Pour faire quoi ?
- Ca ne te regarde pas.
- Dis moi, tu sais très bien que je ne te balancerai pas !»

Je savais bien qu'il ne me trahirait pas ! Ce dont j'avais peur, c'était qu'il tente de me résonner, de me retenir. Je savais parfaitement que dans ce cas, il me serait plus difficile de partir d'ici. En même temps, j'avais besoin de me confier. Je ne parlait plus à Julia, Arnaud et Maxime, de façon à se qu'ils ne souffre pas trop de mon départ. De plus, je passais la majeure partie de mon temps libre à travailler pour améliorer mes notes et plus particulièrement mon niveau d'anglais. Car, à défaut de parler japonais, je pourrai toujours m'exprimer dans la langue de Shakespeare . . .

« - J'aimerai partir de chez moi. Pour toujours.
- Et tu comptes aller où ?
- J'avais pensé au Japon. Personne n'aura jamais l'idée de me chercher là-bas.
- Tu m'étonnes ! Mais, je ne pense pas que ça soit une bonne idée. »
Et voilà, c'était exactement ce que je redoutai.

« - C'est vrai que tu es bien placé pour me dire ça !
- Ce n'est pas parce que je me suis parti de chez moi que c'est la bonne solution. Parfois, je me demande ce que serait ma vie si je n'avais pas tout arrêté à 15 ans. Mais je regrette rien. Je n'aurais pas supporté de rester chez moi un jour de plus.
- Et bien moi c'est pareil, je ne supporte plus de rester chez moi.
- Non ce n'est pas pareil, gronda-t-il, tu ne sais pas ce qu'il se passait chez moi ! Tu n'as peut être pas la famille que tu rêverai d'avoir, mais il y en des pires, beaucoup plus pires ! Je pense que tu devrais réfléchir à ce que tu vas faire. Il ne te reste qu'environ deux ans pour être majeure et pouvoir quitter ta famille sans problèmes ! Et toi, tu vas tout gâcher pour un caprice, une envie qui te prend, comme ça ! »

Les mots qu'il venait de prononcer m'avaient transpercés le c½ur . . . Je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse si violemment. J'espérais qu'il me donnerait mes faux papiers sans faire d'histoires. Profondément blessée par ces paroles, mes larmes avaient commencé malgré moi à couler sur mes joues. Je m'étais levé et lui avait lancé en commençant à m'éloigner :

« Si tu ne veux pas m'aider, je trouverai quelqu'un d'autre pour le faire !»

Je n'avais avancé que de quelques pas, lorsque j'avais senti sa main attraper la mienne. Il se plaça face à moi, et me dît, sans cesser de serrer ma main :

« - Ne pars pas comme ça. Je te les donnerai tes papiers. Je veux juste m'assurer que tu mesures l'ampleur de ce que tu as l'intention de faire.
- J'ai bien réfléchi. A ton avis, est-ce que je te l'aurai demandé si je n'étais pas sure de moi ?
- Non. Et puis, je te dois bien ça.
- Dis, tu faisais quoi la nuit du casse de la bijouterie ? »

Il lâcha ma main et retourna s'asseoir sur le banc. Il me fît signe d'approcher. Ce n'est qu'une fois assise qu'il répondît ma question.

« - J'étais en train de dealer, c'est pour ça que je pouvais pas fournir d'alibi aux flics.
- oh ... Je comprends ...
- On dirait que tu es déçue.
- Non ce n'est pas ça. Je viens juste de comprendre à quel point tu as changé.
- Les gens changent, c'est comme ça. Sinon, tu vas faire comment une fois au Japon ?
- J'improviserai. J'ai amassé un peu d'argent, je trouverai bien un hôtel ou un apart' à louer. »

On a continué à parler d tout et de rien pendant environ une heure, puis je suis rentrée chez moi. Il m'avait promis de m'apporter les pièces d'identité dans 3 jours. Je lui avais bien entendu passé une photo pour la carte d'identité.

[...]

Il était deux heures du matin. Je m'étais habillée en noir et avait pris un sac à dos pour emporter ce que je pourrai trouver dans la maison de cette famille. Après avoir fait le tour de la maison, j'en avais conclu que le meilleur moyen d'entrer dans cette maison était de passer par la fenêtre de derrière, qui ne disposait pas de volets.
Je m'approcha doucement de la fenêtre, attrapa une pierre et la propulsa de toutes mes forces contre la vitre. Mon coup ne produisit qu'une légère fissure, et ce n'est qu'après quelques tentatives que le verre céda. Je passa prudemment ma main à travers la vitre brisée et ouvris la fenêtre. J'escaladai ensuite le mur pour entrer dans la cuisine.
Je priai pour ne pas faire trop de bruit et ne pas alerter les voisins.
Après un rapide tour de la maison, je pris tout ce qui me semblait avoir de la valeur, essentiellement des bijoux.
Environ une heure après, je sortis de la maison et commença à regagner mon domicile, lorsqu'un voiture s'arrêta juste derrière moi. Je me retournai discrètement.

J'avais cru que mon c½ur allait définitivement s'arrêter de battre lorsque je vis quelle voiture venait de s'arrêter . . .

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Que pensez-vous de ce chapitre ?
Quelle est la voiture qui vient de s'arrêter ?

25 com's

# Posté le lundi 23 juin 2008 12:14

Chapitre 4

Chapitre 4
Une voiture de police venait de s'arrêter sur le bas coté. Un policier sortit de la voiture et commença à s'avancer vers moi. J'hésitais entre m'enfuir ou rester ici, prenant le risque de me faire embarquer. Comment la police avait-elle été prévenue ? Un voisin m'aurait-il vue ou entendue ? Il me demanda quel était mon âge. Je lui répondis, d'une voix tremblante, en serrant très fort la bretelle du sac qui contenait le fruit de mon vol :

« - 16 ans.
- Qu'est-ce que tu fais toute seule dans la rue à cette heure-ci ?
- Je rentre chez moi. J'ai passé la soirée chez une copine.
- Tu es sure ?
- Oui oui. J'habite la maison juste là.
- C'est bon, file et que je ne te revoie plus traîner dehors si tard. »

Je rentrai ensuite chez moi, le plus calmement possible. Une fois dans ma chambre, je jetai le sac dans mon armoire et m'effondra sur le lit. Trop d'émotions pour aujourd'hui.

[...]

Deux semaines plus tard, Thomas m'avait apporté mes papiers, et j'avais réussi à vendre tout ce que j'avais volé. Je comptais vider le compte de mon père juste avant mon départ. Malheureusement pour moi, les bijoux de cette famille n'avaient pas grande valeur, mais ils m'avaient tout de même rapporté 550¤. Avec cet argent, je savais que je pourrai seulement acheter mon billet d'avion. Mais bon, c'était déjà ça.

[...]

Je me trouvais dans le taxi. J'avais préféré garder mes valises sur moi. Finalement, j'avais acheté le billet d'avion sur internet avec la carte de crédit de mon père, et lui avait piqué les 400 ¤ restant sur son compte.
La veille de mon départ, Patricia et mon père étaient venus me féliciter de mes excellents résultats scolaires et de mon merveilleux changement d'attitude. Tout ce passait exactement comme je l'avais prévu.
J'avais tout fait pour arriver à haïr cette ville. Le départ sera ainsi plus facile. Je m'était persuadé que je détestai tout : mes amis qui m'avaient délaissés (même si c'était de ma faute), mon père, sa femme et son fils que je jugeai stupides, mes voisins ...

[...]

L'avion commença à décoller. Je m'étais placée juste à coté d'un hublot. Ca y était, je ne pouvais plus reculer, ma nouvelle vie était en marche. La passagère assise à coté de moi, une femme d'environ 40 ans, m'adressa un sourire en me demandant :

« - Vous allez à Tokyo ?
- Oui.
- Moi aussi. Vous allez bien ? Vous êtes très pale.
- C'est la première fois que je prends l'avion.
- Ne vous inquiétez pas, tout ce passera bien. »

Ce n'était pas le trajet en avion qui m'inquiétait, mais plutôt ce qu'il allait m'arriver une fois le voyage terminé.

[...]

L'avion amorça sa descente. Ma gorge se serrait. J'avais l'impression que plus l'avion se rapprochait du sol, plus mon c½ur battait fort et plus mon ventre se serrait.
Lorsque je vis les passagers commencer à descendre, je me décidai enfin à me lever et à les suivre.
Je n'avais pas voulu me renseigner sur le Japon pour avoir la surprise totale, et bien je n'ai pas été déçue. Moi qui n'avais jamais entendue un mot de japonais, je fus agréablement surprise par les sonorités de cette langue. Après avoir récupéré mes valises, je me dirigeai à l'extérieur pour voir à quoi ressemblait Tokyo.
Mon dieu ! C'était magnifique et terrifiant à la fois. Le coté terrifiant commença doucement à l'emporter sur le reste, je me demandais comment j'allais faire pour trouver un hôtel et surtout, un travail, tout ça sans parler ni lire le japonais ?
Epuisée, je m'assis sur les marches de l'entrée de l'aéroport, la tête entre les genoux.
J'entendis soudain une voix d'homme me dire en anglais :

« Excusez-moi, je peux peut-être vous aidez ?
- J'aimerai trouver un hôtel pour cette nuit. »

Je ne savais pas si je pouvais lui faire faire confiance, mais comme je n'avais nulle part où aller ... Je lui ai ensuite expliqué que je venais pour la première fois au Japon et que je ne parlais pas un mot de japonais. Il m'avait conduit dans un hôtel puis m'avait indiqué un endroit où je pourrai prendre des cours de japonais. En chemin, il m'avait également aidé à changer mes euros contre des yens.

[...]

C'était ma première nuit à Tokyo. J'avais eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. La lumière et les bruits de la ville passaient à travers les volets. Je venais d'une petite ville de campagne, je n'étais pas vraiment habituée à la ville. Exténuée par mon voyage, j'avais fini par m'endormir vers 3 heures du matin.

[...]

Trois semaines après mon arrivée, je n'avais plus assez d'argent pour loger à l'hôtel. Je devais absolument trouver un travail. J'avais passé tout mon temps à suivre une formation accélérée de japonais, ce qui avait fini de me ruiner.
Je m'étais liée d'amitié avec une jeune japonaise de 19 ans, qui étudiait le français. Son nom était Reira.
Ce jour-là, elle m'avait emmené visiter une partie de Tokyo, au final, nous avions passé la plupart du temps à faire les magasins.

« Pfiou, je commence à avoir mal au pieds !
- Quoi ? Déjà ? se moqua Reira.
- Tu veux pas faire une pause ?
- Bah, si tu veux, tiens, on n'a qu'a s'asseoir là. »

En moins de 2 secondes, je m'étais affalée sur le banc qu'elle m'indiquait.

« Ben dit donc, tu n'as pas acheté grand-chose ! Ces magasins ne te plaisent pas ? »

Je jetai un rapide coup d'½il à ses achats : elle avait les bras chargés de paquets.

« Ce n'est pas ça, c'est juste que je n'ai plus un rond.
- Pardon ? Ca veut dire quoi ?
- Que je n'ai plus d'argent. »

Cela me mettait mal à l'aise de lui parler de ça. J'avais toujours détesté me plaindre.

« Tu n'as plus d'argent du tout ?
- Plus du tout.
- Comment vas-tu faire pour payer l'hôtel ?
- Je ne sais pas. Je dois partir ce soir.
- Mais tu as trouvé un autre endroit pour dormir ?!
- Pas encore, je vais improviser. »

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Voili, voilou, fin du 4ème chapitre !
Pour le passage où Emma est dans l'aéroport, je vous renvoie au prologue.
Je ne suis pas très contente de ce chapitre ...
J'espère me rattraper sur le prochain -_-"
Merci pour vos commentaires ! ! !

15 com's (car ce chapitre est nul ... )


Une fiction géniale sur Tokio Hotel ~~> ici

Piix prise .

# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:21